Baudelaire verbrachte eine unglückliche Kindheit und
Jugend, die ebenso prägend für seine
literarische Laufbahn war wie die Beziehung zur
dunkelhäutigen Jeanne Duval, von der Details in die
frühe Novelle La Fanfarlo (1847) eingeflossen sind.
1842 machte eine Erbschaft Baudelaire
finanziell unabhängig. Von nun an führte er das
ausschweifend-exzentrische Leben eines Dandys,
das darauf abzielte, seine bürgerliche Umwelt zu
schockieren (u.a. färbte er sich einmal die
Haare grün). Die riesigen von ihm ausgegebenen Summen
allerdings überstiegen Baudelaires
Möglichkeiten, so dass er sich verschuldete und
später versuchen musste, seinen Lebensunterhalt
durch journalistische Arbeiten zu bestreiten. 1845 bzw. 1846
erschienen die kunsttheoretisch bedeutenden
Abhandlungen Les Salons, mit denen Baudelaire das
Augenmerk auf zeitgenössische Künstler
wie Honoré Daumier, Édouard Manet und - vor allem
- Eugène Delacroix lenkte. Bekannt
wurde er durch seine Übersetzung der Werke Edgar Allan
Poes, denen er - ebenso wie den Schriften E.
T. A. Hoffmanns - wichtige Anregungen verdankte. 1857 erschien
Baudelaires epochales Hauptwerk, der
Gedichtzyklus Les Fleurs du mal, der u.a., wie Walter
Benjamin herausstellte, erstmals die grosse
Stadt Paris zum Helden macht. Unmittelbar nach der
Veröffentlichung wurde Baudelaire wegen Erregung
öffentlichen Ärgernisses angeklagt, woraufhin er
nicht nur eine Geldstrafe zahlen, sondern auch
sechs als besonders unmoralisch eingestufte Gedichte
zurückziehen musste. Mit dem Prosaband Les
Paradis artificiels (1860) distanzierte sich Baudelaire von
seinen Versuchen einer
Bewusstseinserweiterung mittels Drogen (vgl. Absinth, Enivrez-vous) und stellte dieser
Mode der Pariser Bohème die
Schöpferkraft des Dichters entgegen: Nur so könne
jener "Unendlichkeitssinn" geweckt werden,
der beim Genuss von Halluzinogenen zur Willenlosigkeit entarte.
Ein zweiter Teil des Buches
übersetzt Auszüge aus Thomas de Quinceys
Confessions of an English Opium-Eater (1822)
teilweise wörtlich ins Französische. Gegenüber
der - bereits von Poe verachteten -
romantischen Vorstellung dichterischer Inspiration (vgl. L'Albatros),
etabliert Baudelaire sein intellektualistisches Modell, das
allerdings die Schöpferkraft des
Dichters miteinbezog: Die Welt wird zum Reservoir von Zeichen,
zum "Wald von Symbolen". Es gilt, diese zu
zerlegen und überraschend wieder zu verknüpfen. So
entstehen ungewöhnliche Bezüge und
Entsprechungen (vgl. Correspondances
), die Erkenntniswert besitzen. Eros und
Tod werden zentrale Themen: Allein das Rätselhafte,
Geheimnisvolle, Künstliche, Amoralische
besitzt noch Schönheit - und Bedeutung. Mit seiner
Ästhetik des Hässlichen prägte
Baudelaire die Lyrik nachfolgender Dichter, vor allem aber
Stéphane Mallarmé. Zwischen 1864
und 1866 lebte Baudelaire in Belgien, wo er infolge Siphyllis
eine Paralyse erlitt. Er starb am 31.
August 1867 in Paris. 1869 kamen posthum die Prosagedichte
Le Spleen de Paris heraus. Auch hier
wird die bereits in der Lyrik thematisierte Antinomie von
"Spleen" und "Ideal" - von Niederem und Hohem,
Fall und Aufschwung, Trübsinn und Vergeistigung - wieder
heraufbeschworen. Die Kunst (namentlich die
Musik Franz Liszts) erscheint ein weiteres Mal als
Möglichkeit, der Enge und der Langeweile des
Daseins zu entfliehen. An der Übersetzung von Baudelaires
Gedichten ins Deutsche versuchten sich
u.a. Stefan Zweig,
Stefan Georg und Carlo Schmid.
![]()
| La Nature est un temple où de
vivants piliers Laissent parfois sortir de confuses paroles; L'homme y passe à travers des forêts de symboles Qui l'observent avec des regards familiers.
Comme de longs
échos qui de loin se confondent Il est des parfums frais comme des chairs d'enfants,
Ayant l'expansion des choses infinies, |
FormeUn Sonnet
presque
traditionel: ABBA ABBA CDC DEE
ContenuCe poème montre les idées de Baudelaire: L'homme se trouve dans une nature enigmatique qu'il ne comprend pas du tout. Mais l'homme ou bien l'artist sent qu'il y existe une harmonie parfaite. L'artist doit garder cette harmonie dans la poésie en utilisant des symboles éternelles. |
Sous l'influence des philosophes, la poésie de
Baudelaire n'est plus un divertissement ou
une effusion ; elle est aspiration humaine vers une
Beauté supérieure ; elle donne la
clé du monde invisible ; elle est magie. Baudelaire n'a
pas été novateur en
matière
poétique (il use de l'alexandrin, du quatrain à
rimes plates et du sonnet) il l'a
été
dans l' imaginaire ; l'imagination, qu'il tient pour
quot;la plus scientifique des
facultésquot; lui permet de symboliser, c'est-à-
dire quot;d'accouplerquot; les
réalités dispersées, d'exprimer les
correspondances qu'il ressent :
| Souvent, pour s'amuser,
les hommes d'équipage Prennent des albatros, vastes oiseaux des mers, Qui suivent, indolents compagnos de voyage, Le navire glissant sur les gouffres amers. A
peine les ont-ils déposés sur
les planches Ce voyageur ailé, comme il est gauche et
veule! Le Poète est semblable au prince des
nuées |
Forme4 x 4
strophes d'Alexandrins
ContenuLa dernière strophe explique que Baudelaire utilise l'Albatros comme symbole pour le poète. Le poète voit plus que les autres gens, il doit communiquer avec eux. |
| Il faut être toujours ivre, tout
est là ;
c'est l'unique question.
Pour ne pas sentir l'horrible fardeau du temps
qui brise vos épaules et vous penche vers la terre,
il faut vous enivrer sans trêve. Mais de quoi? De vin, de poésie, ou de vertu à votre guise, mais enivrez-vous! Et si quelquefois, sur les marches d'un palais, sur l'herbe verte d'un fossé, vous vous réveillez, l'ivresse déjà diminuée ou disparue, demandez au vent, à la vague, à l'étoile, à l'oiseau, à l'horloge; à tout ce qui fuit, à tout ce qui gémit, à tout ce qui roule, à tout ce qui chante, à tout ce qui parle, demandez quelle heure il est. Et le vent, la vague, l'étoile, l'oiseau, l'horloge, vous répondront, il est l'heure de s'enivrer ; pour ne pas être les esclaves martyrisés du temps, enivrez-vous, enivrez-vous sans cesse de vin, de poésie, de vertu, à votre guise |
OrigineCe poème ne se trouve plus dans Les fleurs du mal. Il est pris de Les petits poèmes en prose .
ContenuOn ne peut pas endurer la réalité tel qu'elle est. Il faut s'enivrer pour ne pas être réaliste. Mais on ne doit pas seulement s'enivrer de l'alcool, de haschisch etc., Baudelaire pense qu'on peut aussi se soûler de poésie ou bien de vertu. Mais il faut être ivre, de quelque-chose. Dans ce sens, tous le monde est toujours ivre. Enivrez-vous sans cesse. |