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Last Update: 15.02.05
 

 
 

Charles Baudelaire (1821-1867)

Baudelaire wurde am 9. April 1821 in Paris geboren und starb am 31. August 1867 ebenda. Er gilt als bedeutender Wegbereiter des Symbolismus. Mit seinem Werk ebnete er der Lyrik den Weg von der Romantik hin zur Moderne.

Baudelaire Baudelaire verbrachte eine unglückliche Kindheit und Jugend, die ebenso prägend für seine literarische Laufbahn war wie die Beziehung zur dunkelhäutigen Jeanne Duval, von der Details in die frühe Novelle La Fanfarlo (1847) eingeflossen sind. 1842 machte eine Erbschaft Baudelaire finanziell unabhängig. Von nun an führte er das ausschweifend-exzentrische Leben eines Dandys, das darauf abzielte, seine bürgerliche Umwelt zu schockieren (u.a. färbte er sich einmal die Haare grün). Die riesigen von ihm ausgegebenen Summen allerdings überstiegen Baudelaires Möglichkeiten, so dass er sich verschuldete und später versuchen musste, seinen Lebensunterhalt durch journalistische Arbeiten zu bestreiten. 1845 bzw. 1846 erschienen die kunsttheoretisch bedeutenden Abhandlungen Les Salons, mit denen Baudelaire das Augenmerk auf zeitgenössische Künstler wie Honoré Daumier, Édouard Manet und - vor allem - Eugène Delacroix lenkte. Bekannt wurde er durch seine Übersetzung der Werke Edgar Allan Poes, denen er - ebenso wie den Schriften E. T. A. Hoffmanns - wichtige Anregungen verdankte. 1857 erschien Baudelaires epochales Hauptwerk, der Gedichtzyklus Les Fleurs du mal, der u.a., wie Walter Benjamin herausstellte, erstmals die grosse Stadt Paris zum Helden macht. Unmittelbar nach der Veröffentlichung wurde Baudelaire wegen Erregung öffentlichen Ärgernisses angeklagt, woraufhin er nicht nur eine Geldstrafe zahlen, sondern auch sechs als besonders unmoralisch eingestufte Gedichte zurückziehen musste. Mit dem Prosaband Les Paradis artificiels (1860) distanzierte sich Baudelaire von seinen Versuchen einer Bewusstseinserweiterung mittels Drogen (vgl. Absinth, Enivrez-vous) und stellte dieser Mode der Pariser Bohème die Schöpferkraft des Dichters entgegen: Nur so könne jener "Unendlichkeitssinn" geweckt werden, der beim Genuss von Halluzinogenen zur Willenlosigkeit entarte. Ein zweiter Teil des Buches übersetzt Auszüge aus Thomas de Quinceys Confessions of an English Opium-Eater (1822) teilweise wörtlich ins Französische. Gegenüber der - bereits von Poe verachteten - romantischen Vorstellung dichterischer Inspiration (vgl. L'Albatros), etabliert Baudelaire sein intellektualistisches Modell, das allerdings die Schöpferkraft des Dichters miteinbezog: Die Welt wird zum Reservoir von Zeichen, zum "Wald von Symbolen". Es gilt, diese zu zerlegen und überraschend wieder zu verknüpfen. So entstehen ungewöhnliche Bezüge und Entsprechungen (vgl. Correspondances ), die Erkenntniswert besitzen. Eros und Tod werden zentrale Themen: Allein das Rätselhafte, Geheimnisvolle, Künstliche, Amoralische besitzt noch Schönheit - und Bedeutung. Mit seiner Ästhetik des Hässlichen prägte Baudelaire die Lyrik nachfolgender Dichter, vor allem aber Stéphane Mallarmé. Zwischen 1864 und 1866 lebte Baudelaire in Belgien, wo er infolge Siphyllis eine Paralyse erlitt. Er starb am 31. August 1867 in Paris. 1869 kamen posthum die Prosagedichte Le Spleen de Paris heraus. Auch hier wird die bereits in der Lyrik thematisierte Antinomie von "Spleen" und "Ideal" - von Niederem und Hohem, Fall und Aufschwung, Trübsinn und Vergeistigung - wieder heraufbeschworen. Die Kunst (namentlich die Musik Franz Liszts) erscheint ein weiteres Mal als Möglichkeit, der Enge und der Langeweile des Daseins zu entfliehen. An der Übersetzung von Baudelaires Gedichten ins Deutsche versuchten sich u.a. Stefan Zweig, Stefan Georg und Carlo Schmid.

 

CORRESPONDANCES - sonnet

La Nature est un temple où de vivants piliers
Laissent parfois sortir de confuses paroles;
L'homme y passe à travers des forêts de symboles
Qui l'observent avec des regards familiers.

Comme de longs échos qui de loin se confondent
Dans une ténébreuse et profonde unité,
Vaste comme la nuit et comme la clarté,
Les parfums, les couleurs et les sons se répondent.

Il est des parfums frais comme des chairs d'enfants,
Doux comme les hautbois, verts comme les prairies,
- Et d'autres, corrompus, riches et triomphants,

Ayant l'expansion des choses infinies,
Comme l'ambre, le musc, le benjoin et l'encens,
Qui chantent les transports de l'esprit et des sens.

Forme

Un Sonnet presque traditionel: ABBA ABBA CDC DEE
Alexandrins, forme presque classique


Contenu

Ce poème montre les idées de Baudelaire: L'homme se trouve dans une nature enigmatique qu'il ne comprend pas du tout. Mais l'homme ou bien l'artist sent qu'il y existe une harmonie parfaite. L'artist doit garder cette harmonie dans la poésie en utilisant des symboles éternelles.


Sous l'influence des philosophes, la poésie de Baudelaire n'est plus un divertissement ou une effusion ; elle est aspiration humaine vers une Beauté supérieure ; elle donne la clé du monde invisible ; elle est magie. Baudelaire n'a pas été novateur en matière poétique (il use de l'alexandrin, du quatrain à rimes plates et du sonnet) il l'a été dans l' imaginaire ;  l'imagination, qu'il tient pour quot;la plus scientifique des facultésquot; lui permet de symboliser, c'est-à- dire quot;d'accouplerquot; les réalités dispersées, d'exprimer les correspondances qu'il ressent :

Dans Correspondances la nature (symbolisée par le temple qui est le lieu matériel où l'homme entre en communication avec le monde spirituel) est définie comme un espace où les multiples relations, entre les êtres et les objets et les êtres entre eux, sont perturbées (confuses paroles). La mission poétique sera de faire se correspondre ce qui, dans l'ordre apparent des choses ou de l'histoire, semble brisé ou dispersé.

 

L'ALBATROS - poème

Souvent, pour s'amuser, les hommes d'équipage
Prennent des albatros, vastes oiseaux des mers,
Qui suivent, indolents compagnos de voyage,
Le navire glissant sur les gouffres amers.

A peine les ont-ils déposés sur les planches
Que ces rois de l'azur, maladroits et honteux,
Laissent piteusement leurs grandes ailes blanches
Comme des avirons traîner à côté d'eux.

Ce voyageur ailé, comme il est gauche et veule!
Lui, naguère si beau, qu'il est comique et laid!
L'un agace son bec avec un brûle-queule,
L'autre mime, en boitant, l'infirme qui volait!

Le Poète est semblable au prince des nuées
Qui hante la tempête et se rit de l'archer;
Exilé sur le sol au milieu des huées,
Ses ailes de géant l'empêchent de marcher.

Forme

4 x 4 strophes d'Alexandrins
rimes alternés; A B A B


Contenu

La dernière strophe explique que Baudelaire utilise l'Albatros comme symbole pour le poète. Le poète voit plus que les autres gens, il doit communiquer avec eux.

 

ENIVREZ-VOUS! - poème en prose

Il faut être toujours ivre, tout est là ; c'est l'unique question. Pour ne pas sentir l'horrible fardeau du temps qui brise vos épaules et vous penche vers la terre, il faut vous enivrer sans trêve.

Mais de quoi? De vin, de poésie, ou de vertu à votre guise, mais enivrez-vous!

Et si quelquefois, sur les marches d'un palais, sur l'herbe verte d'un fossé, vous vous réveillez, l'ivresse déjà diminuée ou disparue, demandez au vent, à la vague, à l'étoile, à l'oiseau, à l'horloge; à tout ce qui fuit, à tout ce qui gémit, à tout ce qui roule, à tout ce qui chante, à tout ce qui parle, demandez quelle heure il est. Et le vent, la vague, l'étoile, l'oiseau, l'horloge, vous répondront, il est l'heure de s'enivrer ; pour ne pas être les esclaves martyrisés du temps, enivrez-vous, enivrez-vous sans cesse de vin, de poésie, de vertu, à votre guise

 

Origine

Ce poème ne se trouve plus dans Les fleurs du mal. Il est pris de Les petits poèmes en prose .

 

Contenu

On ne peut pas endurer la réalité tel qu'elle est. Il faut s'enivrer pour ne pas être réaliste. Mais on ne doit pas seulement s'enivrer de l'alcool, de haschisch etc., Baudelaire pense qu'on peut aussi se soûler de poésie ou bien de vertu. Mais il faut être ivre, de quelque-chose. Dans ce sens, tous le monde est toujours ivre. Enivrez-vous sans cesse.

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